Le soleil tape dur sur ma peau hâlée. Jambes lourdes après ces heures de monté. Sueur qui perle entre mes seins, colle mon débardeur à ma poitrine. Mathilde râle à côté, perdue comme d’hab. Et là, le lac. Miroir parfait. Un mec dedans, nu, qui tremble comme une feuille. Marc, il s’appelle. Je le sais déjà, on a causé. L’air est chargé d’humidité, mélange de pin et d’eau froide. Mon cœur bat encore du sentier raide. Adrénaline pure. Je croise son regard. Il panique, immergé jusqu’au cou. Pitoyable et excitant. Je souris, malicieuse. ‘T’es seul ?’ Ma voix traîne, provoc. Il bafouille. L’eau clapote doucement contre les rochers. Je sens ma chatte pulser, l’effort qui monte en chaleur intime. Mathilde s’accroupit, teste l’eau. Moi, je commence à me déshabiller. Débardeur qui vole. Soutif qui suit. Short qui glisse. String dentelé en dernier. Nue. Complètement. Le vent frais durcit mes tétons. Son regard me bouffe. Il essaie de cacher sa trique sous l’eau. Je m’avance, orteils dans le froid mordant. ‘Sors, qu’on voie.’ Il hésite. Tension électrique. Mes cuisses frottent encore de la rando, chaudes, moites. Il bondit enfin. Glisse sur un galet. S’étale. Bite dressée malgré le froid. Rires fusent. Mais mon rire vire faim. Mathilde filme, excitée aussi. Il se relève, égratigné, serviette nouée. Regard assassin. Mais je le retiens. ‘On te soigne.’ Ma main sur son bras. Peau brûlante contre la sienne glacée.
On l’attire vers les rochers à l’ombre. Buisson piquant encore frais dans son cul. Je m’agenouille, souffle court. Odeur de sueur propre, d’eau minérale. ‘Laisse-moi voir.’ Je tire la serviette. Sa queue jaillit, raide, veinée. Putain, énorme. Je la saisis. Chaude dans ma paume moite. Il gémit. Mathilde regarde, mord sa lèvre. ‘Baise-moi,’ je murmure, crue. Il ne se fait pas prier. Me plaque dos contre pierre froide, humide. Mes jambes s’ouvrent d’elles-mêmes. Chatte trempée, lèvres gonflées par l’effort. Il plonge. Brutal. Remplit tout. ‘Putain, t’es serrée !’ Je griffe son dos, sueur salée sous mes ongles. Hanches claquent. Eau goutte de lui sur moi. Froid et chaud qui se mélange. Je cambre, seins qui ballottent. ‘Plus fort, salaud !’ Il accélère, animal. Mon clito frotte son pubis. Électricité grimpe. Mathilde se caresse à côté, souffle rauque. Odeur de sexe cru monte, masque les sapins. Je jouis d’abord. Violente. Corps qui convulse, lac qui clapote en rythme. Cris étouffés. Il suit. Se vide en moi, grognant. Chaud, épais. Tremble encore du froid et du plaisir. On halète, collés, glissants.
L’Approche
Retour au calme. Souffle qui ralentit. Sa queue sort, sperme coule sur ma cuisse. Je me relève, jambes flageolantes. Eau froide du lac m’appelle. Je plonge vite, rince le sel, la sueur, le foutre. Rafraîchissante. Il fait pareil, nu encore. Mathilde rit doucement, range son tel. ‘Souvenir privé.’ On se rhabille en silence. Tissus humides collent à la peau. Short qui moule mes fesses encore rouges. Débardeur trempé. Marc noue sa serviette, puis son short. Regard complice. Pas un mot. On ramasse les sacs. ‘Le refuge, par là.’ Je pointe, espiègle. Elles partent devant, lui derrière. Comme si rien. Cardio quotidien. Corps apaisé, muscles lourds mais comblés. Le sentier nous avale. Silence des pins. Adrénaline retombée. Juste le souvenir brûlant.