Le parking du club est désert ce soir. Ma voiture luit sous les lampadaires, encore chaude du trajet. J’attrape mon sac de sport, le billet bleu dépasse sous l’essuie-glace. ‘Je t’attends dans les vestiaires, yeux fermés.’ Mon cœur cogne déjà plus fort que pendant la séance. Ces notes depuis des jours, glissées là, anonymes, précises. ‘Tes jambes après l’effort…’, ‘Ton cul moulé dans le legging…’. J’ai scruté, guetté, rien. Juste cette tension qui monte, comme avant un sprint.

Dans la salle commune, l’air est lourd d’efforts. Pompes, squats, sueur qui perle. Nos regards se croisent. Lui, brun, musclé sans excès, souffle court. Il choisit la machine près de la mienne. Jeu de jambes croisées, hanches qui roulent à l’unisson. Le coach crie, on ignore. Son œil glisse sur mes cuisses trempées de sueur. Je sens mon short coller, mon soutif trempé. Fin de séance, vestiaires mixtes à cette heure tardive. Bruits de casiers qui claquent au loin. Je pousse la porte, humidité chaude m’enveloppe. Carrelage froid sous mes baskets. Je retire mon haut, soutif dégoutte. Miroir embué. Il entre, discret. Pas un mot. Tension électrique. Je fais mine de rien, doigte ma queue de cheval mouillée.

L’Approche

Il s’approche par derrière. Souffle chaud sur ma nuque. ‘Ferme les yeux.’ Sa voix grave, comme dans les notes. J’obéis, adrénaline pure. Vestiaire vide, échos d’eau qui goutte. Odeur de sueur propre, chlore, désir brut. Sa main glisse ma nuque, lèvres frôlent les miennes. Langue timide d’abord, puis affamée. Je gémis bas. ‘T’es trempée partout, putain.’ Ses doigts descendent, effleurent mes seins gonflés, pincent tétons durs. Short arraché d’un coup, cul nu contre son short tendu. Carrelage glacé mord mes pieds. Il plaque mon dos au mur froid, bouche sur mon cou. ‘Laisse-toi aller, comme après tes sprints.’

L’Explosion

Douches ouvertes, vapeur monte. Il me traîne là, eau froide qui gicle par à-coups. ‘À genoux.’ Je sens sa bite jaillir, dure, veinée, goût salé de sueur. Bouche grande ouverte, je l’engloutis. Va-et-vient rauques, gorge profonde. ‘Suce plus fort, salope d’athlète.’ Ses mains dans mes cheveux, reins qui claquent. Je bave, couine. Il me relève, me retourne face au mur. Doigts en moi d’un coup, trois, qui fouillent ma chatte ruisselante. ‘T’es une fontaine après l’effort.’ Pouce sur clito, je tremble, jambes écartées sur carrelage glissant. Préservatif craque, il enfile vite. Pénètre sec, brutal. ‘Prends-la toute !’ Coups de reins sauvages, claques sur mes fesses mouillées. Je pousse des cris étouffés, murs renvoient l’écho. Positions folles : contre casier qui tinte, à quatre pattes sous la douche tiède, jambes sur ses épaules. Contractions folles, il grogne ‘Jouis pour moi, serre-moi !’ Orgasmes multiples, corps cambré, sueur et eau se mêlent. Son sperme pulse, il se retire en râlant.

Il s’écarte. ‘N’ouvre pas les yeux.’ Bruits de tissu, casier claque. Silence. J’attends, souffle court, chatte palpitante. Eau goutte encore. J’ouvre enfin : vide. Juste mon reflet essoufflé, rouge, comblé. Je me rhabille vite, legging colle à la peau humide, soutif froid. Cheveux en bataille. Sortie calme, comme après un cardio banal. Couloir désert, parking. Ma voiture, nouveau billet : ‘À l’eau demain, 15h.’ Sourire aux lèvres. Corps encore vibrant. J’inspire l’air frais, monte en marche.

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