Mon corps vibre encore du trail sauvage le long de l’autoroute. Dix bornes avalées sous la pluie fine. Sueur partout, peau luisante, legging collé à mes cuisses musclées. J’ai garé ma caisse sur l’aire de repos déserte. Nuit tombe, lampadaires jaunes diffusent une lueur glauque. Besoin de pisser. J’entre dans le petit bâtiment blanc, odeur âcre de pisse et d’humidité. Carrelage froid mord mes pieds nus, baskets balancées près de la porte. Air lourd, gouttes d’eau perlent aux murs. Souffle court, cœur bat la chamade. Vestiaire improvisé pour routards sportifs comme moi.

Porte claque. Un mec entre. Mathias, quarante-huit ans, fan de nature, baraqué menuisier. Sourire franc, juste après son rdv avocat. Il sent le soulagement, le propre. Mais ses yeux glissent sur moi. Je suis Anonyme, la bombe sportive que tous matent. Short de running baissé à mi-cuisses. Chatte poilue, encore gonflée de l’effort, lèvres luisantes de sueur et jus. Je m’adosse au mur, jambes écartées. Pas d’urinoir pour moi, mais je provoque. Main droite glisse entre mes jambes, doigts frôlent mon clito durci. Regard dans le sien. Tension électrique. Il s’approche, deux urinoirs plus loin. Sa bosse gonfle son jean. Pluie tambourine dehors, bruit de casiers qui claquent au loin – ouais, y’a un vieux gymnase abandonné à côté.

L’Approche

Je souris, sale. Lève le menton vers la cabine handicapée. Cap ou pas cap ? Il hésite, pétrifié. Moi, adrénaline pure, comme après un sprint. Il suit. Porte s’entrouvre. J’entre la première, referme derrière lui. Espace étroit, odeur de sueur propre sur ma peau, son after-shave citronné qui se mélange à mon musc. Corps brûlants se frôlent. Son souffle chaud sur mon cou.

Sa main tremble, touche ma chatte d’abord. Doigts maladroits plongent dans l’humidité. “Putain, t’es trempée”, murmure-t-il. Je ricane, saisis sa bite à travers le jean. Épaisse, dure comme bois. Zip baissé, elle jaillit, poilue, veines gonflées. Ma pogne l’enserre. Branle lent, base au gland. Goutte de pré-cum perle. Je gémis, “Plus fort, Mathias, fais-moi jouir après l’effort”. Il obéit, index fouille mon trou, trouve le point G. Sensations décuplées, jambes flageolent sur carrelage glacé. Humidité monte, sueur coule dans mon dos.

L’Explosion

Bruit de pas dehors. On fige. Jet de pisse contre mur voisin. Tension explose. Il me plaque contre porte, bite contre ma cuisse. Je lâche prise, me retourne, fesses cambrées. Son doigt pénètre mon cul, l’autre ma chatte. Double pénétration digitale. Je griffe le mur, souffle rauque. “Baise-moi avec tes doigts, salaud”. Il accélère, pogne mes nichons à travers brassière trempée. Mes jus coulent sur ses phalanges. Sa queue palpite dans ma main. Je serre, pompe vite. Odeur de sexe brut envahit tout. Giclée arrive. Son sperme chaud gicle sur mes fesses, ruisselle. Moi, spasme violent, chatte convulse, squirt léger éclabousse sol gluant.

On halète. Échange regards complices. Flacide maintenant, sa bite ramollit. Je remonte short, sueur froide sèche sur peau. Il reboutonne jean, sperme sur chemise. Silence. Porte s’ouvre. Bruits extérieurs reprennent, pluie, vent. Je file vers douches communes – filet d’eau froide pour rincer. Lui vers son fourgon. Disparition totale. Comme un cardio banal. Odeur de nous sur ma peau, joie secrète. Nuit avale tout. À demain, entraînements solo… ou pas.

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