Mon corps tremble encore de la course folle à travers la forêt. Sueur froide sur la peau, ronces qui ont lacéré mon visage. Je m’effondre dans la cabane ouverte, refuge improvisé pour randonneurs surpris par la tempête. Le sol en bois craque sous moi, froid comme un carrelage de vestiaire après la douche. Mon cœur cogne, pas juste la douleur du deuil. L’air est lourd, humide de neige qui fond dehors. J’entends des pas lourds dans la poudreuse, puis la porte s’ouvre brutalement. Pierre. Grand, massif, regard perçant. Il allume une bougie, le halo vacille sur mes griffures sanglantes. Il se penche, pose sa main sur mon sein gauche. ‘Où ça fait mal ?’ Sa voix rauque. Je guide sa paume. Tension électrique. Il me relève, m’assoit sur le lit. Eau tiède sur mon visage, ses doigts effleurent mes lèvres. Le poêle ronfle, chaleur étouffante comme un sauna. Vêtements collants de sueur, je les arrache. Tee-shirt moulant, shorty trempé. Lui aussi se dénude. Nos souffles courts se mêlent. Odeur de résine, de pin, de ma transpiration musquée. Yeux dans les yeux, on sait. La bulle se resserre. Verre de liqueur de prunelle brûle la gorge. Sa main sur la mienne. Chaleur monte. Corps à corps inévitable.

Nos lèvres se frôlent. Baiser rapide, puis avalanche sur mon visage. On roule au sol. Bois dur sous les reins, comme le banc d’un vestiaire. J’arrache son boxer, il déchire mon shorty. Peaux nues, brûlantes. Sueur salée sur sa poitrine, je lèche. Mon bassin pousse contre sa queue raide. Frottements glissants, ma chatte dégouline sur lui. ‘Chuuut…’, je murmure, le plaque au sol. Ses poignets sous mes mains. À cheval, je guide sa bite à mon entrée. Millimètre par millimètre, je descends. Ses yeux noirs me capturent. Chair qui s’ouvre, plaisir qui grimpe. ‘Baise-moi.’ Ordre rauque. Il s’enfonce d’un coup, hanches puissantes. Je chevauche, cuisses d’acier serrées. ‘Plus fort ! Baise-moi comme une chienne en chaleur !’ Morsures à l’épaule, sang chaud. Sa queue me remplit, frotte partout. Mouille partout, clapotis obscènes. Poêle crépite, vent hurle dehors comme casiers qui claquent. Orgasme monte, déferle. Je hurle, corps secoué. Il jouit avec moi, sans gicler. Effondrés, sueur poisseuse, souffles syncopés.

L’Approche

Calme plat. Feu pétille faiblement. Mon corps alangui sur le sien, tétons durs contre sa peau. Béatitude. Mais l’adrénaline redescend. Je me relève, ramasse mes fringues déchirées. Lingerie trempée, je l’enfile vite. Lui, hébété, me regarde. Pas un mot. Odeur de sexe et sueur imprègne l’air. Je recharge le poêle d’un geste mécanique, bois une gorgée de liqueur. ‘Merci, Pierre.’ Voix basse, essoufflée. Dehors, tempête faiblit. Je pousse la porte, neige crisse sous mes pas. Corps encore vibrant, chatte palpitante. Je disparais dans la nuit, ombre fugitive. Comme après un cardio intense au club. Personne ne saura. Juste l’effort prolongé, intime, bestial. Renaissance dans le froid.

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