Le vestiaire du gym pue la sueur fraîche et l’humidité lourde. Carrelage froid sous mes pieds nus, encore tièdes du tapis de course. Cœur qui tape fort, respiration saccadée. Casiers claquent au loin, échos métalliques. Mon corps brûle, peau luisante, seins gonflés par l’effort. Toi, mon mari, et Maxime, ce francophone mignon croisé au bar du club sportif ici à Katendrecht. Quartier chaud, presqu’île de Rotterdam, néons rouges dehors. Il nous a offert des verres, dragué sans gêne. Ses mains baladeuses sur mes hanches moites. Tension électrique. Yeux qui dévorent. On sort, à deux pas, vitrines à rideaux écarlates. Tu lances : ‘Exhib à poil là-dedans ?’ Je ris, excitée : ‘Chiche !’ Sonnette. Une pro en déshabillé rouge ouvre. On loue sa chambre propre, rideau entrouvert. Odeur de musc et d’anticerne. Je repousse Maxime, vire ma culotte trempée de sueur, la lui balance. ‘Garde ça, Max.’ Il hume, yeux fous. J’entre en robe courte collante. Ondule sur musique imaginaire. Boutons sautent, bretelles glissent. Seins libres, tétons raidis par l’air frais et l’excitation. Robe tombe. Nue intégrale. Jambes écartées sur tabouret, doigts en moi, humide à mort. Deux Slaves passent, s’arrêtent : ‘Nouvelle pute ?’ ‘Occasionnelle.’ Ils matent, regrettent de partir.
Maxime craque, entre. Rideau tiré. Je m’assois au bord du lit rouge, tapis moelleux sous mes fesses. Déboutonne son froc. Caleçon tendu. Queue blonde dressée, couilles énormes pendantes, lourdes de jus. Je soupèse : ‘Belles réserves !’ Branle lent, langue sur gland salé. Lape, avale profond. Il grogne : ‘Stop ! J’veux te baiser !’ Capote enfilée. Me plaque, enfonce d’un coup sec. ‘Ah putain, t’es une salope !’ Piston furieux, couilles claquent mes cuisses mouillées. Secouée violente, je m’accroche. Il jouit vite, tremble : ‘Number one !’ Se retire, capote pleine tendue. Deuxième round rapide. Capote neuve. Va-et-vient plus long. Je jouis en criant, il suit : ‘Number two !’ Troisième salve, ensemble encore. Toi tu joins pour la quatrième. Double enfichage, queue dans chatte et cul. Prise en sandwich, hululement primal. Inondée, comblée, spasmes infinis. Sueur qui coule, air étouffant, lits qui grince.
L’Approche
Calme plat. Corps alanguis sur draps froissés. Maxime : ‘Je fais du sucre.’ Je ris : ‘Poudre blanche ?’ ‘Glucose, sucré-glauque.’ Poème rimeux : ‘Le remède s’appelle Rose.’ Applaudis. Il bande une dernière fois, bisou gourmand sur sa bite. Part avec regret, carte en main : ‘Hôtel 5 étoiles prochaine fois ?’ ‘Peut-être.’ La loueuse descend : ‘Viens bosser avec moi.’ ‘Merci, mais on est français, loin.’ Elle à toi : ‘Dommage, ta femme a du talent.’ On rhabille vite. Corps encore chaud, odeur de sexe et sueur mêlés. Sortons dans la nuit tiède de juin. Comme un cardio banal. Capotes usagées en boîte, au congélo plus tard. Rêverie assurée.