Le vestiaire du sas principal. Air lourd, chargé d’humidité recyclée. Mes pieds nus effleurent le sol grillagé, froid malgré la gravité zéro. On flotte encore, Ardent et moi, nus sous les néons blafards. L’équipage est neutralisé, attaché en soute avec leurs couches culottes ridicules. On a viré les colliers. Liberté. Mais mon corps pulse. Sueur collante sur ma peau dorée, cœur cognant comme après un sprint interstellaire. Ardent me fixe, yeux rubis luisants. Son torse musclé luit, veines saillantes. On s’est battus comme des diables, synchro parfaite. Maintenant, ce regard. électrique. Il glisse vers mes seins lourds, mes cuisses tendues. Je sens son désir via notre lien psy, chaud, urgent. ‘Braise…’, souffle-t-il, voix rauque. Je souris, vicieuse. ‘Pas encore fini, l’entraînement.’ On dérive vers les casiers. Bruits lointains : chuintements des sas, alarmes étouffées. Je pousse un casier du pied. Claquant contre la paroi, écho métallique. Isolation parfaite. Douches là, carrelage inox trempé de condensats. Gouttes flottent comme perles en suspension. Mon souffle court s’accélère. Il approche, main sur ma hanche. Peau brûlante contre brûlante. Odeur de sueur propre, musquée. Adrénaline décuple tout. Je l’attire, lèvres frôlantes. ‘Ici. Maintenant.’ Tension craque.
Corps collés en apesanteur, on tourbillonne lentement. Sa bouche capture la mienne, sauvage. Langues se battent, dents claquent. Je griffe son dos, ondes de plaisir psy fusent. Il me plaque contre le mur froid, jambes enroulées autour de sa taille. Bit dur comme fer contre mon ventre. ‘Salope dorée’, grogne-t-il. ‘Baise-moi fort, Ardent. Vide-toi.’ Je guide sa queue gonflée vers ma fente trempée. Mouille partout, glissante. Il thrust, brutal. Je hurle, écho dans le vide. Sensations doubles : la sienne en moi, la mienne partagée. Seins écrasés contre son torse, tétons durs frottent. Gouttes de sueur flottent autour, perles salées. Rythme frénétique, on rebondit sur les parois. Casiers tremblent, bruits secs. ‘Plus profond !’, je gémis. Il obéit, hanches claquant peau contre peau. Humidité ambiante colle nos corps. Orgasme monte, tsunami. Je convulse, cris rauques. Lui explose en moi, sperme chaud pulsant. On dérive, emmêlés, souffle haletant. Plaisir décuplé, psy et physique. Extase pure, brute. Vestiaire tremble de nos secousses.
L’Approche : Tension Électrique en Flottant
Calme descend, lent. Corps lourds, repus. Sueur refroidit en apesanteur, formant une brume fine. On se sépare, flottant. Je récupère une combi abandonnée, l’enfile sur peau moite. Il fait pareil, regard complice. ‘Bon entraînement’, je murmure. Sourire carnassier. On vérifie les scaphandres alignés, casiers béants. Bruits lointains : gémissements étouffés de la soute ? On s’en fout. Direction passerelle. Comme si on sortait d’un cardio banal. Corps détendus, adrénaline recyclée en force. Le Trou Noir est à nous. Prochain round : la fuite.