Le carrelage froid de la douche du Sofitel Palm Beach me glace les plantes des pieds. Mon corps pulse encore de la chaleur du balcon. J’ai improvisé une séance bronzage nue, comme un entraînement intense sous le soleil provençal. Sueur propre qui coule entre mes seins, humidité lourde dans l’air. Au loin, claquements de portes dans les couloirs, échos de valises. Souffle court, cœur qui cogne. Je sors de la douche, peignoir entrouvert. Toi, là, sur le lit, les yeux rivés sur moi. Catherine, la femme d’affaires coincée du TGV, n’existe plus. Je suis Anonyme, la sportive qui bande l’adrénaline. Nos regards se croisent dans le miroir embué. Tension électrique. Tu tousses, gêné par mon corps exposé tout à l’heure. Mais je vois ta bosse. Jeu subtil dans l’espace clos de cette suite vue sur la mer. Balcon-piscine, c’était l’effort partagé. Maintenant, l’isolement. Je m’approche, gouttes d’eau perlant sur mes piercings dorés. ‘T’as aimé le spectacle ?’, je murmure, voix rauque. Tu balbuties. Je ris, nerveuse. L’air sent la mer et le sel sur ma peau. On descend au bar, expressos chauds comme nos corps. Conversation qui dérape sur ma vie, divorce, ma secrétaire débile. Puis piscine refusée, balcon volé. Tension monte. Dîner aux Catalans, bouillabaisse épicée, bandol qui chauffe le ventre. Balade cornicharde, vent mistral qui plaque ma jupe. Vallon des Auffes, je trébuche, tu me rattrapes. Nos bouches se collent, langues affamées. Klaxons ignorés. Taxi fiévreux jusqu’ici. Porte claque. L’approche culmine.
Je te bascule sur le lit. ‘À mon tour de mater’, je grogne. Mocassins valsent. Chaussettes arrachées. Ton pantalon glisse, bite tendue dans le caleçon. Je grimpe à cheval, frotte ma chatte trempée à travers le tissu. Tu gémis. Je bourre ta bouche de ma culotte mouillée. ‘Tais-toi, laisse-moi te baiser.’ Ongles longs griffent ton torse. Morsures sur tes tétons. Ta queue jaillit, veineuse, prête. Je la gobe, langue qui tournoie, salive épaisse. Tu bandes dur. Je me redresse, jupe relevée, soutif dentelle noire qui saute. Porte-jarretelles craque. Seins lourds, bouts durs frottés sur ta peau. Ma main sur mon clito, anneaux qui tintent. ‘Regarde mes alliances, offertes par une chatte, pas un mec.’ Orgasme me secoue, jus gicle sur ton ventre. J’accélère, tes couilles dans ma paume. Tu exploses, sperme chaud que je lape, avale. Bouches se scellent, goût salé partagé. ‘Putain, c’est bon après tant de temps sans bite’, je halète. Corps collés, sueur mêlée, humidité poisseuse. Plaisir décuplé par l’effort du jour, train, soleil, marche. Tremblements. Souffles syncopés. Lit défait, draps trempés.
L’Approche : Tension électrique au bord de l’eau
Calme revient. Je me détache, souffle encore court. Récupère ma culotte, essuie ta queue ramollie. Remets soutif, jupe. Cheveux en bataille, maquillage coulant. ‘C’était mon cardio du soir.’ Sourire complice. Téléphones muets sur la table. Je passe un dernier coup d’eau froide dans la salle de bains, carrelage qui refroidit mes cuisses. Peignoir noué. ‘Bonne nuit, inconnu du TGV.’ Porte claque doucement. Couloir désert, ascenseur bourdonne. Dehors, mistral fouette ma peau. Taxi pour nulle part. Comme après un entraînement banal. Club quitté, adrénaline évaporée. Personne ne sait. Sauf toi.