Mes baskets crissent encore sur le sol plastifié de la salle. Le sifflet a retenti, fin de la partie. Contre l’équipe quatre, on a poussé à fond. Souffle court, sueur qui dégouline le long de mon dos. Je m’étire, jambes écartées, torse fléchi. Tous ces mecs en orbite autour de moi, mais personne n’ose. Sauf lui, en retrait. Ce nouveau, athlétique, regard vif. Il me fixe sans supplier. Parfait.
Les autres filent aux vestiaires. Bruits de casiers qui claquent au loin, échos métalliques. Humidité lourde dans l’air, odeur de transpiration propre, celle qui excite. Je traîne, vérifie mes lacets, un œil sur lui. Il s’isole pour étirer ses quadris. Tension électrique. Nos regards se croisent, fugaces. Il ne bande pas encore, mais je sens l’adrénaline qui pulse. Je me lève, pas léger vers les vestiaires. Il suit, à distance. Coin sombre, bancs en bois usé, carrelage froid sous les pieds nus. Porte qui grince, on est seuls. Souffle encore rauque du match. Je retire mon débardeur, soutif sport trempé. Seins libres, tétons durs sous l’air frais. Il entre, ferme derrière lui. Pas un mot. Son torse luit, muscles saillants. Je m’appuie au casier, cuisses serrées. Il s’approche, lent. Doigts effleurent mon épaule, sueur salée. Frisson. Je penche la tête, nuque offerte. Il hume, souffle chaud. ‘T’es en feu’, murmure-t-il. Je souris, féline. Main sur son short, je sens la bosse. Dur, prêt.
L’Approche
Ça explose d’un coup. Je le plaque au mur, carrelage glacé contre son dos. Bouche sur la sienne, langues voraces, goût de sel et d’effort. Il grogne, mains sur mes fesses, pétrit la chair moite. ‘Salope en sueur’, lâche-t-il. J’adore. Short arraché, sa queue jaillit, veinée, tête luisante. Je la gobe, profonde, gorge qui se contracte. Il empoigne mes cheveux noirs collés, baise ma bouche. Glouglous humides, salive qui coule. Odeur musquée, sueur intime. Je me redresse, pantalon bas, culotte trempée. ‘Prends-moi comme une chienne’, je halète. Jambes écartées sur le banc, il me pénètre d’un coup sec. Ahanements rauques, claquements de peaux mouillées. Vestiaire résonne : claques, souffles courts, gouttes d’eau qui tombent. Son bassin tape mes fesses, profond, bestial. Je griffe son dos, marques rouges. ‘Plus fort, putain !’ Il accélère, testicules qui giflent. Mon clito pulse, jus qui gicle. Orgasme qui déchire, corps cambré, cri étouffé. Il jouit dedans, chaud, épais. Tremblements, nous collés, sueur fondue.
Retour au calme. Souffle qui ralentit. Je me détache, jus qui coule le long de ma cuisse. Rhabille vite : short humide, débardeur collant. Cheveux en bataille, je lisse d’une main. Lui, pantelant, caleçon relevé. Pas de mots doux. Je claque mon casier, baskets relacées. Porte qui grince à nouveau. Je sors, pas assuré, comme après un simple cardio. Vestiaire vide derrière moi, échos lointains. Corps encore brûlant, adrénaline retombée. Personne ne possède Anonyme. Prochaine séance, un autre ?