Le carrelage froid des vestiaires de l’école me glace les plantes des pieds. Fin août, rentrée pas encore là. Gymnase désert, juste l’écho de mes squats et pompes. Corps encore brûlant, cœur qui cogne. Sueur perle sur ma peau propre, t-shirt trempé collé aux seins. J’adore cette odeur musquée, primitive. Dehors, les cyprès protègent la maison des instits. Mme Durand en bas, mais elle dort. Ici, au fond de la cour, personne ne mate.

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J’entends ses pas. Ali Bennour, le Parisien fraîchement débarqué. Jean et chemise à carreaux tout à l’heure à la gare. Maintenant, short et débardeur, après m’avoir vue sprinter depuis son balcon. Son regard m’a transpercée. Taille fine, yeux sombres. Il entre dans les vestiaires des garçons, porte grince. Nos yeux se verrouillent dans le miroir embué. Brume d’humidité flotte, air lourd de chlore et transpiration. Casiers claquent au loin, comme un signal.

L’Approche

Je souffle court, poitrine qui monte descend. Il s’approche, torse luisant. ‘T’es rapide’, murmure-t-il. Je ricane, essuie ma nuque. Mes cuisses tremblent d’effort, pas de désir encore. Mais l’adrénaline pulse. Je défais mon t-shirt lentement, soutif sport noir. Ses pupilles s’écarquillent. Jeu de regards électrique. Doigts frôlent mon épaule, peau chaude contre fraîcheur du mur carrelé. ‘Prolongeons la séance’, je chuchote. Il hoche, souffle chaud dans mon cou. Tension monte, comme avant un sprint final. Porte des vestiaires claque, on s’isole dans la douche commune. Jet froid goutte encore, sol glissant.

Ses mains agrippent mes hanches. Je plaque mon dos contre les casiers froids. Bouche sur bouche, langues se battent. Goût de sel, sueur. ‘Putain, t’es en feu’, grogne-t-il. Je ris bas, main dans son short. Sa queue dure comme fer, pulse sous mes doigts. Je la branle fort, pouce sur le gland humide. Il gémit, mord mon épaule. J’arrache son short, genoux à terre. Carrelage mord mes rotules. Je l’avale d’un coup, gorge profonde. Il empoigne mes cheveux, baise ma bouche. Bruits de succion, glouglous humides. Mon clito palpite, culotte trempée.

L’Explosion

Je me relève, plaque contre lui. ‘Baise-moi là, maintenant’. Short arraché, jambes écartées. Doigts en moi d’abord, deux, trois. Chatte ruisselle, glisse comme savon. ‘T’es une fontaine’, halète-t-il. Je griffe son dos, ondoie. Il me soulève, dos au mur froid. Queue enfoncée d’un trait. Aah ! Remplie, étirée. Hanches claquent, peau contre peau mouillée. ‘Plus fort, salaud !’ je crie bas. Il pilonne, couilles tapent mon cul. Seins rebondissent, tétons durs pincés par ses dents. Odeur de sueur âcre, humidité étouffante. Orgasme monte, muscles se contractent comme en effort max. Je jouis en premier, spasmes violents, jus coule sur ses cuisses. Il grogne, se vide en moi, chaud, épais.

Corps tremblants collés. Souffle court se calme. Jet d’eau froide sur nous, rinçage rapide. Sueur diluée, mais goût reste. Je récupère mon t-shirt, short. Cul encore humide, chatte qui palpite. ‘À demain, pour la vraie rentrée’, je murmure avec clin d’œil. Il hoche, sonné. J’enfile baskets, cheveux en bataille. Porte claque derrière moi. Cour sombre, cyprès bruissent. Comme un cardio banal. Corps détendu, adrénaline retombée. Personne n’a vu. Je file vers la ferme, nuit ardéchoise m’avale.

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