Le carrelage froid des vestiaires du club de Millevaches colle à mes pieds nus. L’air est lourd, saturé d’humidité et d’odeurs de sueur fraîche. Mon cœur cogne encore, à deux cents pulsations, après cette séance de trail sur le plateau. Je suis Anonyme, la nana que tout le monde mate en legging moulant, mais personne ne touche. Sauf lui, ce nouveau venu aux yeux de braise, débarqué comme un OVNI en Corrèze. On s’est croisés sur le tapis roulant. Ses regards glissaient sur mes cuisses luisantes, pendant que je sprintais. Tension électrique. Souffle court. Les autres claquent les casiers au loin, douche qui coule, rires étouffés. Je sens son odeur à lui, mâle, propre sous la sueur. Il s’approche, torse nu, pecs saillants. ‘T’es rapide’, murmure-t-il, voix rauque. Je ricane, essuie mon front dégoulinant. ‘Et toi, t’as l’air d’avoir besoin d’une prolongation.’ Nos yeux se verrouillent. Pas un mot de plus. Je l’attrape par le poignet, l’entraînant dans le coin des douches fermées, porte qui claque. L’humidité nous enveloppe comme un voile chaud. Mes seins tendent mon soutif trempé, tétons durs comme des balles.
Il me plaque contre le mur carrelé, glacé sur mon dos en feu. Sa bouche s’écrase sur la mienne, goût salé de l’effort. Langues qui s’emmêlent, voraces. ‘Putain, t’es en feu’, grogne-t-il, mains qui arrachent mon legging. Il descend d’un coup, jusqu’aux chevilles. Ma chatte pulse déjà, trempée, lèvres gonflées par l’adrénaline. Je sens sa queue raide contre ma cuisse, énorme, veinée, suante. ‘Baise-moi fort, comme si c’était la course de ta vie’, je halète. Il me soulève, jambes autour de sa taille. Entrée brutale. Pas de capote, pas de préliminaires. Juste son gland qui force, étire mes parois brûlantes. Je hurle, un cri primal étouffé par sa paume. Il pilonne, sauvage, hanches qui claquent contre les miennes. Le bruit mouillé de nos sexes qui s’entrechoquent résonne sous les gouttes d’eau qui fuient du pommeau. Sueur qui dégouline entre nos corps glissants. Mes ongles labourent son dos, traînent des sillons rouges. ‘T’es une salope de vestiaire’, gronde-t-il, en accélérant. ‘Et toi, une bête en rut, défonce-moi !’ Je contracte, le serre comme un étau. Ses couilles claquent contre mon cul, lourdes, pleines. Odeur âcre monte, mélange de pisse, sueur et jus. Il me retourne, face au mur. Mains sur mes hanches, il replonge, plus profond. Je cambre, pousse des gémissements rauques. L’orgasme monte, décuplé par l’effort passé. Mes cuisses tremblent, muscles en feu. Il grogne, ‘Je vais jouir, prends tout.’ Explosion. Son sperme gicle en jets chauds, inonde mes entrailles. Je jouis à mon tour, spasmes violents, chatte qui convulse autour de lui. Corps qui lâche, on glisse au sol, carrelage froid sous nos peaux brûlantes.
L’Approche électrique
Le souffle revient, saccadé. Il se retire, filet de semence qui coule sur ma cuisse. Je me redresse, jambes flageolantes. Pas un mot tendre. On se rhabille vite. Mon legging remonte, trempé de nos fluides. Lui enfile son short, queue encore semi-dure qui gondole le tissu. Un dernier regard, complice. ‘À la prochaine séance’, lâche-t-il, sourire en coin. Je hoche la tête, essuie une goutte de sueur. Casiers qui claquent au loin, voix normales reprennent. Je sors, cheveux en bataille, comme après un simple cardio. L’air frais du parking de Millevaches me frappe. Il monte dans sa caisse banalisée, disparaît vers l’horizon corrézien. Moi, je rentre, corps apaisé, adrénaline évacuée. Juste une prolongation parfaite.