Le carrelage froid des douches me picote les pieds nus. Mon corps encore brûlant de la séance crossfit. Sueur qui perle sur ma peau olive, coule entre mes seins lourds, sombres aréoles tendues. J’entends les casiers claquer au loin, échos des autres qui partent. Mon souffle court, cœur qui cogne. Toi, là, dans l’ombre du vestiaire des hommes, adjacent. Nos regards se croisent depuis le début de la séance. Tension électrique dans la salle commune, machines qui grincent, nos corps qui se frôlent ‘par hasard’. Imprévisible, moi, Aïcha. Feu musulman sous hijab lâché pour l’entraînement. Tu m’as suivie. Jeu de regards fiévreux. ‘Viens’, murmuré dans l’humidité lourde de l’air. On s’isole dans la cabine douche fermée, porte qui grince. Personne ne possède Aïcha, sauf celui qui ose dans l’ombre.

Porte claquée. Silence relatif, gouttes qui tombent du pommeau. Mes cheveux noirs enturbannés dans une serviette rapide, paréo fin sur mon ventre un peu rond que je cache. Tu ouvres ta serviette. Ta queue déjà raide. Compliment crue : ‘T’es dur comme fer.’ Je ris, voix rauque. Embrassade vorace, survie en jeu. Ta main sur mes seins oblongs, fermes, mamelons démesurés qui durcissent. Chaud, doux. Odeur de sueur propre, mélange adrénaline et désir. ‘J’adore ça après l’effort’, je grogne. Genoux fléchis, ta bite en bouche. Pompe fort, gorge profonde. ‘Vas-y, enfonce-la.’ Tu gémis. Ma chatte dégouline déjà, fontaine prête. Cuisses écartées sur le banc froid, humidité qui clapote.

L’Approche

Sauvage. Tu me plaques contre le mur carrelé, froid contre mon dos en feu. ‘Je suis une salope’, je lâche, yeux sombres plantés dans les tiens. ‘Tu aimes les salopes ?’ Bite qui entre d’un coup, brut. Sensations décuplées : muscles qui tremblent encore du sport, chatte qui serre comme un étau. Bruits : claques de peaux moites, souffles hachés, feulements de chatte en chaleur. ‘Ne jouis pas encore.’ Mais tu pompes, sauvage. Je commande : ‘Lèche-moi.’ Tête entre cuisses ouvertes, langue qui fouille. J coule, impressionnant. Giclée chaude sur ton visage. ‘Ouah, froid comme champagne’, je ris en versant de l’eau pétillante d’une gourde sur ma chatte béante. Tu lapes, chien assoiffé. Doigt dans ma bouche, humide, descend. Coulisse dedans, bruit de jus malaxé. Spasme. Yeux révulsés. Jet dru qui gicle sur ton ventre. Draps ? Non, sol mouillé qui pue le sexe et chlore.

Calme revient. Sourire apaisé, petite mort. Je me rhabille vite. Legging qui colle à la sueur, brassière qui emprisonne mes lolos lourds. Tu restes pantelant. ‘À une prochaine ?’ murmuré, imprévisible. Je file, hijab remis, comme après un cardio banal. Club qui reprend vie, casiers claquent. Personne ne sait. Aïcha, feu éteint, disparaît dans la nuit. Souvenir gravé, adrénaline pure.

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