Le carrelage froid des vestiaires du club de voile me glace les pieds nus. Juste rentrée de la navigation intense sur le bateau de Paul. Le Var cogne dur aujourd’hui, soleil de plomb sur les îles d’en face. Mon corps pulse encore, muscles tendus, sueur qui perle sur ma peau bronzée. L’air est lourd, humide, imprégné d’iode et de sel. Au loin, les casiers claquent, échos des autres qui rangent leur matos. Mon souffle court, cœur qui bat la chamade après l’effort.
Je suis Anonyme, la sportive que tous matent au port. Cheveux mouillés collés au cou, short de sport trempé qui moule mes cuisses fermes. J’ai croisé Phil ce matin, la nouvelle conquête de Cécile. Ce métisse français-chinois, corps androgyne, imberbe, musclé juste comme il faut. Efféminé, doux, fascinant. Pendant la prépa du bateau avec les mecs – mon mari, Paul et lui – nos regards se sont accrochés. Tension électrique sous le vent qui forcit. Il m’a souri, timide, mais ses yeux brûlaient. Les filles, Lucie, Laure, Cécile, papotaient sur le quai. Moi, j’ai filé direct aux vestiaires après le retour rapide. Besoin de me rincer.
L’Approche
Porte qui grince. Il entre. Seul. Son torse luit de sueur, short bas sur les hanches. Pas un poil, peau de bébé. ‘T’es encore chaude du bateau ?’ Sa voix basse, rauque. Je hoche la tête, le fixe. L’air s’épaissit. Bruits des douches qui gouttent. On avance vers le fond, cabine isolée. Mon pouls s’emballe. Adrénaline pure. Je le plaque contre les casiers froids. Ses lèvres sur les miennes, goût de sel et rosé du dej’. Mains qui glissent sur sa peau douce. ‘T’es pas à Cécile ici.’ Il gémit : ‘Juste nous.’
L’Explosion
Je le plaque au sol, carrelage glacé contre son dos. Mon corps en feu sur lui. Short arraché, sa queue fine se dresse, imberbe, parfaite. Je la prends en bouche d’un coup. Sucée avide, langue qui tournoie. Il halète : ‘Putain, Anonyme, t’es une salope de vestiaire.’ Odeur de sueur propre, mélange mer et mâle. Ma chatte dégouline déjà. Je le chevauche, l’enfourche brutal. Ses hanches claquent contre les miennes. Froid du sol qui remonte, chaud de nos peaux qui fusionnent. Il me pince les tétons, durcit. ‘Baise-moi fort, comme le bateau qui tangue.’ Je rebondis, cuisses qui brûlent, plaisir décuplé par l’effort récent. Ses doigts fouillent mon cul, huilés de sueur. Il inverse, me met à quatre pattes. Pousse sa bite fine dans mon trou, facile, glissant. ‘T’aimes ça, hein, sportive en chaleur ?’ Coups saccadés, gémissements étouffés. Casiers qui vibrent au loin. J’explose, spasmes violents, il jouit en grognant, foutre chaud qui gicle dedans.
On s’écroule, souffles courts mêlés. Sueur qui refroidit. Je me relève, attrape ma serviette. Rinçage rapide sous la douche froide. Corps qui tremble encore. Il s’habille en silence, sourire complice. ‘À la prochaine nav’.’ Je claque mon casier, sors. Parking du club, vent marin sur la peau. Comme si rien. Juste mon cardio quotidien. Retour à la maison de Cécile, rires avec les filles. Secret bien gardé dans l’ombre du port.