Le carrelage froid des vestiaires colle à mes plantes de pieds. Je sors de la salle, souffle court, cœur qui cogne encore comme un marteau-piqueur. La séance a été infernale : squats lourds, burpees en rafale, sueur qui dégouline entre mes seins. Mes cuisses tremblent, mon short de sport est trempé, collé à ma peau. L’air est lourd d’humidité, chargé d’odeurs de chlore et de corps en fusion. Au loin, les casiers claquent, échos secs dans le brouhaha des douches qui crachent leur jet puissant.

Je le repère direct. Lui, le mec qui partageait mes séries de tractions tout à l’heure. Grand, musclé, tatouages qui serpentent sur ses pecs luisants. Il essuie son torse avec une serviette, regard qui accroche le mien dans le miroir embué. Tension électrique. Nos yeux se verrouillent, un sourire en coin. Il sait. Je sais. Tout le monde nous mate au club, mais personne n’ose. Sauf lui, qui s’approche, serviette autour des hanches, bosse évidente dessous. ‘Belle perf’, murmure-t-il, voix rauque, souffle chaud sur mon cou. Je hausse les épaules, essuie la sueur de mon front, laisse glisser ma main sur mon ventre plat. Le vestiaire se vide peu à peu, bruit des baskets qui s’éloignent. On reste là, seuls dans cette bulle moite.

L’Approche

Je pousse la porte des douches communes, celle du fond, isolée. Il suit sans un mot. L’eau ruisselle déjà sur les parois carrelées, vapeur qui monte, brouillard épais. Mon cœur accélère, adrénaline du sport qui pulse encore dans mes veines. Je vire mon top en un geste, soutif sport qui saute, seins lourds libérés, tétons durs comme des balles. Il grogne, laisse tomber sa serviette. Sa queue se dresse, épaisse, veinée, prête. ‘T’es une salope en chaleur après l’effort, hein ?’, lâche-t-il, sale, direct. J’acquiesce, mordille ma lèvre, écarte les jambes sous le jet brûlant. L’eau cascade sur nous, rinçant la sueur mais attisant le feu.

Il me plaque contre le mur froid, carrelage qui mord ma peau chaude. Sa bouche avale un téton, aspire fort, dents qui pincent. Je gémis, souffle haché. ‘Baise-moi fort, comme si c’était la dernière série’, je halète. Il rit, graveleux, empoigne mes fesses musclées, me soulève d’un coup. Mes cuisses s’enroulent autour de sa taille, talons qui claquent sur le sol mouillé. Sa bite enfonce d’un trait, profonde, me remplit jusqu’à la garde. ‘Putain, t’es trempée, salope !’, grogne-t-il en pistonant, claquant contre mon cul. Sensations décuplées : l’eau qui fouette, humidité qui glisse partout, mon clito qui frotte contre son pubis rasé. Je griffe son dos, ondoie des hanches, contracte mes abdos pour le serrer plus fort. Il alterne : gorge profonde quand il me repose, mes lèvres autour de sa queue salée d’eau et de jus, puis retour au cul cambré, doigts qui écartent mes lèvres, claquent ma fesse rouge.

L’Explosion

Dialogues crus fusent entre deux halètements. ‘Avales tout, chienne !’ ‘Défonce-moi plus profond !’ On change : je le chevauche au sol, carrelage dur sous mes genoux, sa langue fouille mon trou du cul pendant que je branle sa barre dure. Orgasme monte, viscéral, muscles qui se nouent comme en pleine rep. Je jouis en criant, corps secoué, jus qui gicle sur son visage. Il explose à son tour, sperme chaud qui peint mes seins, coule avec l’eau.

Le jet s’éteint. Silence, que nos souffles courts. Je me relève, jambes flageolantes. Eau froide ruisselle encore sur ma peau rougie. Je ramasse mon short, enfile mon top sans rien essuyer vraiment. Lui fait pareil, regard complice. Pas un mot. Je claque mon casier, sors, traverse le club d’un pas assuré. Souffle régulier maintenant. Comme si j’avais juste fait mon cardio quotidien. Dehors, l’air frais me frappe. Personne ne sait. Je suis Anonyme. Prête pour la prochaine séance.

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