Le bâtiment municipal est vide. Échos des pas sur le carrelage froid des vestiaires. Mon corps encore brûlant des poses sur les espaliers, muscles tendus, sueur perlant entre mes seins. Yvan me suit, son regard de chat me transperce. On s’est isolés après la séance, porte claquée derrière nous. Humidité lourde dans l’air, odeur de chlore et de métal rouillé des casiers. Mon peignoir polaire glisse un peu, il avale sa salive.
Je sens son souffle court, comme après un sprint. Il s’approche, main sur ma nuque, lèvres écrasées sur les miennes. Feu d’artifice. Mes tétons durcissent instantanément contre le tissu rêche. ‘Gwenaëlle, putain, t’es à moi ce soir’, grogne-t-il. Je ris, essoufflée, poings dans son sweat. ‘Prouve-le, dessine-moi avec ta queue.’ Jeu de regards fiévreux dans la pénombre, néons qui bourdonnent au loin. Casiers claquent quelque part, bruits lointains du nettoyage.
L’approche dans l’ombre du vestiaire
Tension électrique. Mes cuisses frottent, encore chaudes de l’effort. Il plaque mon dos contre le mur carrelé, glacé sur ma peau moite. Doigts qui pincent mes fesses à travers le peignoir. Je gémis, ondule. ‘T’as vu comment je t’ai matée sur l’estrade ? Tes courbes, tes seins qui bougent…’ Sa voix rauque, bite déjà dure contre mon ventre. Je la sens, épaisse, pressante. L’adrénaline du modèle vivant se mue en pulsion animale.
On s’embrasse voracement, langues qui s’emmêlent, salive chaude. Ses mains partout, pétrissant mes hanches plantureuses. Je tire sur sa braguette, libère sa queue raide. ‘Baise-moi fort, Yvan, comme si tu dessinais mes chairs.’ Il grogne, me soulève contre les casiers. Métal froid sur mes omoplates, vibration quand il claque la porte d’un pied.
L’explosion de plaisir sauvage
Explosion. Il me pénètre d’un coup sec, brutal. ‘T’es trempée, salope d’athlète.’ Cris étouffés, mon jus coule sur ses couilles. Vestiaire humide amplifie les claquements de peau, échos obscènes. Je mords son épaule, ongles dans son dos. ‘Plus profond, déchire-moi !’ Hanches qui pilonnent, sueur qui dégouline, mélange à mon odeur musquée. Seins qui rebondissent, tétons pincés par ses dents. Plaisir décuplé, adrénaline qui pulse comme un cœur en furie.
Je jouis la première, spasmes violents, cri primal. ‘Oui, putain, serre-moi !’ Il accélère, grogne comme un animal. Éjac en moi, chaud, abondant. Tremblements partagés, souffles haletants. On glisse au sol, carrelage froid sous nos culs en feu.
Retour au calme. Sueur qui refroidit, frissons. Je me rhabille vite, soutien-gorge jeté dans le sac, jupe froissée. ‘C’était dingue.’ Il sourit, essuie son front. ‘À la prochaine pose.’ Porte s’ouvre, on sort comme si de rien. Parking désert, pluie fine. Je monte en voiture, jambes molles, sourire secret. Juste un cardio prolongé.