Le carrelage glacé colle à mes plantes de pieds. Vestiaires de la nouvelle salle derrière la gare, air poisseux d’humidité, vapeurs de douches qui claquent au loin. Mercredi soir, 22h passées. Mon legging trempé de sueur moule mes cuisses gonflées par les squats. Souffle rauque encore, cœur qui cogne comme un marteau-piqueur. Christian le gérant a fermé les yeux sur nous, comme d’hab. Siriac m’a suivie discrètement, son short de sport tendu par sa trique naissante. On s’est croisés dans la salle, regards qui s’accrochent pendant les tractions. Lui qui halète sur le banc de développé, moi qui cambre le dos au sol pour les abdos. Tension électrique, on sait tous les deux ce qui va suivre.

Les casiers claquent, échos métalliques. Bruits de pas qui s’éloignent, clients comme Timothée ou Pietro qui filent sous la douche. On s’isole au fond, près des bancs en bois mouillés. Mon débardeur colle à mes seins, tétons durs qui pointent. Il approche, souffle chaud dans mon cou. ‘T’es en feu, Anonyme’, murmure-t-il, main qui glisse sur ma hanche. Je pivote, le plaque contre le mur carrelé. Odeur de sa sueur propre, musquée, qui m’enivre. Mes lèvres frôlent les siennes, langues qui dansent vite, salive partagée. ‘Baise-moi maintenant, j’en peux plus’, je grogne, paume sur sa bosse dure. Il grogne, arrache mon legging d’un coup sec. Ma chatte dégouline déjà, lèvres gonflées par l’effort et le désir.

L’Approche électrique

Explosion. Il me soulève, cul contre le banc froid. Sa bite jaillit, veinée, tête luisante de pré-cum. Je l’engloutis d’un coup, gorge profonde, goût salé de sueur. ‘Putain, t’es une salope de vestiaire’, il halète, poings dans mes cheveux mouillés. Je le chevauche sauvage, cuisses qui claquent sur ses hanches. Carrelage qui vibre sous nos assauts. ‘Défonce-moi plus fort, Siriac, fais-moi jouir comme une chienne !’ Il me pilonne, pouces sur mon clito, jus qui gicle sur ses couilles. Odeur âcre de sexe brut, humidité qui amplifie tout. Mes ongles griffent son torse luisant, ses grognements rauques couvrent les gouttes des douches lointaines. Orgasme qui monte, vague déferlante, je hurle étouffé contre son épaule. Il explose en moi, sperme chaud qui inonde, corps qui tremble collés.

Retour au calme. Souffle qui ralentit, sueur qui refroidit sur la peau. Je me dégage, jus qui coule le long de mes cuisses. Essuie vite avec une serviette oubliée, odeur persistante de nous. ‘À la prochaine séance’, je souffle, clin d’œil complice. Il remet son short, trique ramollie. Je renfile legging et débardeur, cheveux en bataille. Casiers qui claquent encore au loin, voix de Lesly qui rit. On sort séparés, moi par la porte femmes, lui par les hommes. Parking sombre, je monte en voiture, cuisses endolories du sport et du reste. Comme si de rien, juste un cardio quotidien. Adrénaline retombée, mais frisson qui persiste. Vendredi, on recommence ?

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