Le carrelage froid des douches me mord les plantes des pieds. Ma peau dégouline encore. Sueur salée qui coule le long de mon dos. Souffle rauque, cœur qui cogne. Vestiaire humide, air lourd chargé d’odeurs de chlore et de corps en fusion. Casiers qui claquent au loin, échos de rires essoufflés. Je suis là, Anonyme, cheveux châtains plaqués, yeux marron affamés. Corps athlétique, musclée par des heures de squats et de sprints. Seins fermes sous mon soutif trempé. Entre les cuisses, chaleur moite qui palpite déjà.
Elle entre. Floriane. Blonde cendrée en bataille, yeux marron sombres comme les miens. Débardeur blanc collé à sa peau, jean noir moulant ses cuisses. Souffle court, joues rosies par l’effort. Nos regards se croisent. Électrique. Foudre dans l’air chargé. Elle sait. Moi aussi. La nuit à l’hôtel, nos draps froissés, son orgasme qui m’a dévorée. Ici, au club, c’est la suite. Je m’approche, hanches ondulantes. ‘Pauline…’, murmure-t-elle, voix rauque. Ma main effleure son bras luisant. Tension qui monte. Bruits du vestiaire s’estompent. On s’isole dans les douches, porte qui grince, humidité qui nous enveloppe.
L’Approche : tension électrique après la séance
Ses lèvres sur les miennes. Goût de sueur et de désir. Mains qui agrippent. Je la plaque contre le mur carrelé, froid contre sa peau chaude. ‘Baise-moi, Floriane. Maintenant. J’en peux plus.’ Elle grogne, doigts qui déchirent mon short de sport. Tombé à mes chevilles. Sa bouche sur mon cou, morsures violacées comme l’hôtel. Odeur de nos sueurs mêlées, entêtante. Canelle et musc. Je glisse ma main entre ses cuisses. Elle est trempée. Poils blonds bouclés, chair gonflée. Doigts qui plongent. Elle halète. ‘Plus fort, salope. Défonce-moi.’
L’Explosion : plaisir décuplé par l’adrénaline
Je la retourne. Fesses fermes, cambrées. Langue qui lèche sa raie, goût âcre et divin. Elle tremble. Mon clito dur contre ses fesses glissantes. On frotte, sauvage. Bruits de claques humides, souffles courts qui ricochent sur les murs. ‘Ta chatte pue le sexe, Pauline. Jouis pour moi.’ Ses muscles se contractent. Je m’empale sur ses doigts. Trois d’un coup. Brûlure exquise. Ventre qui se noue. Orgasmess multiples qui montent. Ses seins ronds pressés contre le carrelage froid. Mamelons durs. Je les pince. Elle hurle bas. ‘Oui, comme ça !’ L’adrénaline du sport décuple tout. Jambes qui flageolent, sueur qui gicle. Tunnel de feu dans mon bas-ventre. Je jouis la première. Contractions folles, jus qui coule sur ses mains. Elle suit. Cris étouffés, corps secoué de spasmes. On s’effondre, enlacées dans la vapeur.
Retour au calme. Souffles qui ralentissent. Je ramasse mon short. Trempé. Elle enfile son jean, débardeur froissé. Pas un mot. Juste un regard complice. Odeur de nous qui imprègne l’air. Casiers claquent dehors. On sort, comme si de rien. Corps apaisés, muscles détendus. Cardio quotidien. Parking du club au loin. Elle monte dans son Opel. Moi, je file. Personne ne sait. Sauf nous. L’ombre nous possède.