Le vestiaire pue la sueur fraîche et l’humidité lourde. Carrelage froid sous mes baskets encore chaudes. Mon cœur cogne, souffle court après une heure de squats et de tractions. Octave est là, torse nu, serviette autour des hanches, peau luisante. Nos regards se croisent dans le miroir embué. Électricité pure. Les autres gars claquent les casiers au loin, rires étouffés. On sait tous les deux : la séance continue, plus intime. Je m’approche, effleure son bras trempé. Il bande déjà, bosse sous la serviette. ‘Viens’, murmure-t-il. On s’isole dans la cabine douche, porte fermée, gouttes d’eau stagnantes sur le sol glissant. Air moite, odeur de nos corps propres mais salés. Tension à couper au couteau. Mes cuisses tremblent encore de l’effort, chatte humide d’adrénaline. Il sort son portable. Sonné. DRIIIIIIIING. Il décroche, je m’agenouille direct sur le carrelage glacé.

Sa bite jaillit, raide, veinée, goût de sel et de musc. Je l’engloutis d’un coup, langue qui roule le gland. Il gémit : ‘Aaaaaargh…’ Voix rauque au téléphone. ‘Heu… Allô ? Monsieur Erjebel ?’ C’est Antoine-Aurèle, l’autre bout du monde, à l’aéroport. Octave halète : ‘Ha ! Heu… Pardon. Qui est l’appareil ?’ Je pompe plus fort, gorge profonde, salive qui coule. Il continue : ‘Oui, monsieur Erjebel… Ici Antoine-Aurèle de Micholière… Vous allez bien ? Vous semblez souffrant…’ Je sens sa main sur ma nuque, pousse plus loin. ‘Oui, pardon… cela va très bien… Même très bien.’ Ma langue glisse sur la veine, aspire le pré-cum salé. Il parle contrats, mais sa bite pulse dans ma bouche. ‘Vous tombez mal, je suis en plein tête à queue avec mon assistante…’ Je ris intérieurement, accélère, tête qui monte descend comme un métronome. ‘Tête à queue ? Vous venez d’avoir un accident ?’ ‘Non non… Tête à Q, Q pour Quarter ! Négocier les augmentations.’ Sa queue grossit, cogne mon palais. Dialogues sales défilent : rouler les R, le TH entre dents – je suce plus discret, langue qui fouette. ‘Candice, monsieur de la Micholière vous trouve très compétente…’ C’est moi, Anonyme, sa Candice du vestiaire. Je gémis autour de sa tige, vibrations qui le font tressaillir. Il décrit mes talents : flexible, poigne d’acier, va-et-vient répétitifs. Je pompe sans relâche, boules qui claquent mon menton trempé. Odeur de sueur intime monte, humidité colle ma peau. ‘Ouvrez grand… Vos esgourdes !’ Il rit, mais c’est à moi qu’il parle. Je prends tout, même les tâches ingrates. Bavures ? Je corrige, avale profond. ‘Mouton à cinq pattes…’ Sa main serre, je sens l’explosion venir. Taux d’intérêt, contrats – il négocie en gémissant. ‘UN VRAI PUR-SANG !’ Sa bite enfle, je suce vorace. ‘Candice me le répète quotidiennement, de plaisir je fais ruisseler les sans-culottes !’ Je roule la langue, aspire fort. ‘Hoooo… Je me répands…’ Jet chaud, épais, gorge qui avale tout. Goût amer-salé, adrénaline décuple le plaisir. Il raccroche, souffle : ‘La tension est retombée…’

L’Approche

Corps encore frémissant, je me relève, lèvre gonflée, sourire complice. Eau goutte du pommeau, carrelage poisseux sous mes pieds. Je m’essuie la bouche d’un revers, attrape mon legging trempé. Il remet sa serviette, nous évitons les regards trop longs. Bruits des casiers reprennent, normalité. Je noue mes cheveux, enfile brassière. Odeur de sexe masquée par la sueur. Porte s’ouvre, je sors la première, foulées légères vers la sortie. Lui suit à distance. Club comme avant, juste un cardio prolongé. Personne ne sait. Mon corps pulse encore, prêt pour la prochaine.

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