Le carrelage froid me mord les plantes des pieds. Vestiaire des douches, après une séance de crossfit qui m’a vidée. Air lourd, humide, chargé d’odeurs de sueur fraîche et de gel douche bon marché. Mon cœur cogne encore, poumons en feu. Casiers qui claquent au loin, échos de mecs qui partent. Lui est là, Paul, mon partenaire d’entraînement depuis cette nuit folle au 128 rue Vernet. Le plug Noël de Childéric de Crapougnac vibre encore dans nos têtes. On s’est retrouvés ici, au club du XXIe, pour évacuer. Nos regards se croisent dans le miroir embué. Tension électrique. Ses pecs luisants, mon soutif sport trempé collé à mes seins durs. Je passe devant lui, hanches roulantes, serviette autour des cuisses. ‘T’es encore chaude de cette nuit ?’ murmure-t-il. Je ricane, souffle court. On s’isole dans la cabine du fond. Porte qui grince, verrou claque. Personne ne vient plus à cette heure.
Ses mains sur mes épaules, descendent direct sur mes fesses. Sueur qui coule entre mes omoplates. ‘Putain, Aglaé, t’es une machine.’ Non, je suis Anonyme ici, la nana que tout le monde mate au club. Corps athlétique, abdos saillants, cuisses puissantes. Il me plaque au mur carrelé, froid contre mon dos brûlant. Bouche sur ma nuque, odeur de son effort mâle. Mes tétons pointent, frottent son torse. ‘J’ai bandé toute la séance en pensant au cul de Crapougnac qui tremblait.’ Je ris, grave. ‘Et moi, à ta queue qui durcit en lisant la notice.’ Mains dans ses shorts, je libère sa bite raide, veines gonflées, prépuce humide. Il grogne, doigts qui écartent ma raie, trouvent mon trou encore sensible de l’entraînement.
L’Approche Électrique
Explosion. Il me soulève, jambes autour de sa taille. Chatte trempée qui avale sa queue d’un coup. ‘Baise-moi fort, comme l’adrénaline !’ haleté-je. Coups de reins brutaux, claques mouillées contre le carrelage. Sueur goutte, mélange à mon jus qui dégouline sur ses couilles. ‘T’es une salope sportive, Anonyme.’ Dialogues sales crachés entre deux souffles rauques. ‘Enfonce-toi plus profond, fais-moi hurler comme Cunégonde.’ Ses doigts pincent mes tétons, tirent, douleur-plaisir qui explose. Je griffe son dos, muscles qui roulent sous ma peau. Vibration fantôme du plug dans ma tête, mais c’est sa bite qui pulse en moi. Vitesse infernale, bassin qui tape, humidité partout. Odeur de sexe brut sur peau propre. Orgasme monte, cuisses tremblent, je jouis en mordant son épaule. ‘Putain, serre-moi !’ Il lâche tout, sperme chaud qui gicle au fond. On s’effondre, haletants, corps collés glissants.
Retour au calme. Souffle qui ralentit. Douche rapide, eau tiède qui rince la sueur et le foutre. Serviette frottée vite fait. Je renfile mon legging moulant, brassière qui comprime mes seins encore gonflés. Lui, short tendu par sa demi-molle. ‘À demain, pour une autre séance.’ Clin d’œil complice. On sort séparés, moi vers le parking, lui par l’entrée principale. Club qui reprend son rythme normal. Comme si rien. Juste un cardio prolongé, intime. Adrénaline retombée, mais frisson qui persiste. Anonyme repart, corps repu, prête pour la prochaine.