Le gymnase pue la sueur rance et le caoutchouc usé. Veilleuses bleues diffusent une lueur fantomatique. Minuit passé, l’école est un tombeau. Les mamans veillent les gosses en maternelle, au loin. Bruits de casiers qui claquent sporadiquement, échos lointains. Mon souffle court encore des exercices. Survêt gris trempé, collé à ma peau. Cuisses lourdes, abdos en feu. Sébastien grimpe à la corde, fesses tendues sous son jogging noir. Il descend, haletant, boxer visible à travers le tissu fin. Nos regards se croisent. Pas un mot. Juste cette étincelle. ‘Trop chaud ici’, je murmure, tirant sur ma braguette. Il hoche la tête, descend la sienne. Poitrine poilue luit. Je m’accroche à l’espalier, cuisses écartées. Pieds froids contre sa peau brûlante. Il les attrape, soutient mes jambes. Doigts glissent sur mes chevilles. Tension monte, palpable. Air humide, chargé d’effort. Je sens mon soutif rouge pincer mes seins gonflés. ‘Aide-moi’, je souffle. Sa main remonte, effleure ma fesse. Jeu innocent ? Mon cul se cambre. Il rigole bas, voix rauque. ‘T’es pas si sportive que ça.’ Je descends, me love contre lui. Odeur de sa douche récente, mélange savon et mâle. On rit nerveux. Tapis de judo au sol, épais, moite. On s’y laisse tomber. Regards verrouillés. Sa main sur ma nuque. Premier baiser, salé de sueur. Langues s’emmêlent, affamées.

Ça explose d’un coup. ‘Putain, Anaïs, t’es trempée.’ Il arrache mon haut de survêt. Soutien-gorge rouge saute, seins lourds jaillissent. Mamelons durs comme cailloux. Il les avale, mordille. Je gémis, ongles dans son dos. ‘Baise-moi fort, Sébastien.’ Jogging bas, boxer tendu par sa queue raide. Je la sors, veineuse, prépuce en arrière. Grosse, chaude. Je la pompe, avidement. Il grogne, ‘Tête de salope en chaleur.’ Bas de survêt arraché. Ma culotte rouge dégouline. Il l’écarte d’un doigt, plonge dedans. ‘Ton minou est une fontaine.’ Langue suit, lapant mon clito gonflé. Jambes tremblent, carrelage froid mord mes talons nus quand je m’arc-boute. Humidité partout, sueur et mouille. Il me retourne, fesses en l’air. ‘Regarde ce cul parfait.’ Tape dedans, clac sonore. Bite contre mon trou, lubrifié de salive. Pousse, rentre d’un coup. Pleine, déchirée. ‘Aaaah ! Plus profond !’ Hanches claquent, rythme de bourrin. Seins ballotent, frottent tapis râpeux. Odeur âcre, nos jus. Il me retourne, jambes sur épaules. Pieds contre sa poitrine, orteils dans sa bouche. Il suce, fou. ‘Tes petons me rendent dingue.’ Queue martèle mon g spot. Orgasme monte, viscéral. Corps convulse, je hurle étouffé. Il explose dedans, sperme chaud gicle. On s’effondre, pantelants. Souffle court, cœurs fous. Bulles de plaisir dans veines, adrénaline décuple tout.

L’Approche : Tension électrique et isolement

Retour au calme. Sperme coule entre cuisses. On se rhabille vite. Survêts froissés, odeurs trahissantes. Douche ? Pas le temps. Carrelage froid des vestiaires adjacents nous glace les pieds nus. Bruits lointains des mamans, rires étouffés. Il m’embrasse vite, ‘C’était ouf.’ Sourire complice. Je recoiffe, essuie sueur. On sort séparés, comme si rien. Gymnase reprend son silence humide. De retour en maternelle, Quentin dort paisible. Thomas m’attend demain, ignorant. Moi, repue, brûlante encore. Cette nuit change tout. Bises complices à Delphine dans ma tête. Nos mecs, à nous.

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