Le carrelage froid des vestiaires colle à mes pieds nus. Mon corps pulse encore de la séance crossfit. Sueur qui perle sur ma peau, cœur qui cogne. L’air humide pue le chlore et la transpiration propre. Au loin, claquent les casiers métalliques. Des rires étouffés dans la salle commune. Je suis Anonyme ce soir, la sportive que tous matent, que personne n’a. Sauf lui. Ludovic. Ludo pour les intimes. Il sort de sa douche, torse nu, biceps luisants, abdos saillants sous le t-shirt blanc tendu. Jean bleu moulant son paquet. Nos regards se croisent dans le miroir embué. Tension électrique. Souffle court. Il sait que je viens de torcher mon circuit, cuisses en feu, chatte humide d’effort. Je m’étire, jupette écossaise relevée juste assez pour montrer mes bas autofixants noirs. Chair blanche au-dessus. Pas de culotte. Cul nu n’est pas perdu, comme il dit. Il s’approche, prétexte le feu d’artifice visible par la lucarne haute. Fête de l’Eau au canal. Bruits de pétards dehors. On s’isole dans le coin sombre, près des bancs en bois mouillés. Sa main effleure mon épaule. Frisson. Je me colle à lui. Son érection contre mes fesses. ‘T’as vu l’escalier tout à l’heure ? Tes gambettes… rien dessous.’ Je ris bas, joueuse. ‘Obsédé.’ L’air s’alourdit. Odeur de sa peau propre, sueur fraîche. Mon pull fin moule mes seins. Il tremble un peu, froid du carrelage. Atchiii ! Je éternue. Il referme la porte du vestiaire annexe. Bruit sourd. On est seuls. Son torse contre mon dos. Bras autour de ma taille. Mains sur mon ventre. Je m’appuie, fesses contre sa barre dure. Silence. Feu d’artifice explose dehors, échos dans ma chatte. On reste là, immobiles. Calme avant tempête.

Ses mains glissent sous mon pull. Capturent mes seins. Dentelle craque. ‘Self-service ?’ Je provoque. ‘Si tu invites.’ Bouche dans mon cou. Mordille lobe. Je gémis. Fesses qui dansent sur sa queue. Il extirpe mes lolos, malaxe. Doux, ferme. Langue vorace sur ma nuque. Je pivote, lèvres contre lèvres. Baiser vorace, salive qui coule. Goût de sueur et désir. ‘Petit salopard.’ Il rit, baisse mon pull. Mâchoire mon téton. Durcit. Sa main plonge sous jupe. Doigts sur ma fente trempée. ‘T’es en feu, Morgane.’ Pas de Morgane, Anonyme. Mais ce soir, c’est lui. Je défais son jean. Queue raide, veineuse, prépuce en arrière. Odeur musquée. Je la pompe, gorge profonde. Bruits de succion, échos humides. Il grogne. ‘Putain, ta bouche…’ Me plaque contre le mur carrelé, froid sur mes seins. Jambes écartées. Bas noirs tendus. Il crache sur sa bite, vise. Pénètre d’un coup. Vulve qui s’ouvre, jus qui gicle. ‘Aaah ! Baise-moi fort !’ Va-et-vient brut. Hanches claquent. Sueur qui vole. ‘T’es une chienne en chaleur.’ ‘Ton chienne !’ Odeur de cyprine et sperme naissant. Casiers claquent au loin, on s’en fout. Adrénaline décuple tout. Cuisses tremblent, abdos en feu. Il me retourne, cul en l’air. Doigts dans mes cheveux noirs. Tire. Rentré jusqu’aux couilles. ‘Vas-y, inonde-moi !’ Je jouis, vague qui submerge. Cris étouffés. Il explose, sperme chaud qui gicle au fond. Tremble. Se vide. On halète, corps collés, sueur mêlée.

L’Approche Électrique

Calme revient. Feu d’artifice fini dehors. Sperme coule le long de mes cuisses, sur bas noirs. Chaud, visqueux. Il admire. ‘Gros cochon.’ Je ris, essuie vite avec un vieux tee-shirt. Rhabille. Jupe droite, pull bas. Bas tachés, tant pis. Il remonte jean, sourire complice. ‘Bonne pioche.’ Porte claque doucement. On sort séparés. Souffle encore court. Comme un cardio banal. Club de jeux en bas attend. Personne ne sait. Je suis Anonyme. Corps repu, adrénaline retombée. Parking bondé. Je monte en voiture, cuisses collantes. Souvenir gravé. Prochaine séance ?

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