Le court de tennis vibre encore sous mes pieds. Provence, 1975. Soleil qui tape, sueur qui coule entre mes seins menus. Short mini, débardeur collant à la peau. J’ai smashé comme une furie. Bertrand me fixe depuis les gradins. Lui, le cousin boutonneux en short ample. Regards qui s’accrochent dans le vestiaire bondé. Bruits de casiers qui claquent. Rires des filles qui se changent sans gêne. Pilule en vente libre, soutifs oubliés. Je sens son œil sur mes gambettes bronzées.
Je passe devant lui, hanches qui roulent. Odeur de terre battue et de lavande. Mon corps pulse, cœur qui cogne. Il suit, maladroit. Vestiaire des filles, mais il traîne près de la douche commune. Fenêtre ouverte sur les champs. Personne ne ferme. Je lâche ma raquette. Serviette sur l’épaule. Il bégaie un ‘bien joué’. Je souris, pointe durcie sous le tissu fin. Tension monte. Souffle court. Air humide, carrelage froid sous mes pieds nus.
L’Approche : tension électrique après l’effort
Je m’approche de la cabine. Porte vitrée embuée. Il reste là, figé. Je laisse tomber mon débardeur. Seins libres, petits, dressés par l’effort. Il déglutit. Je glisse le short. Fesses nues, toison brune en bas. Pas de culotte, jamais après le sport. Regard qui brûle. ‘Viens voir de plus près’, je murmure. Il avance, trébuchant. Porte claque derrière nous. Espace clos, vapeur qui monte déjà.
Ses mains tremblent sur mes épaules. Sueur salée sur ma peau. Je l’attire sous le jet. Eau froide d’abord, puis chaude qui fouette. Carrelage glissant, murs carrelés qui suintent. Bruits lointains : casiers, rires étouffés. Mon cœur bat la chamade. Adrénaline du match qui redouble. Je défais sa ceinture. Son sexe jaillit, raide, neuf. ‘Touche-moi’, je grogne. Doigts sur mes seins, pincement aux tétons. Je gémis bas.
Corps collés, glissants. Sa bouche sur mon cou, goût de sel. Je guide sa main en bas. Vallée humide, lèvres gonflées. ‘Là, frotte mon clito’. Il apprend vite. Doigt qui rentre, je m’arc-boute. Plaisir monte, brutal. ‘Plus fort, con’. Il obéit. Mon bassin se tord. Orgasme qui claque, je mords son épaule pour pas hurler. Eau qui ruisselle, masque mes tremblements.
L’Explosion : baise sauvage et sans frein
À lui. Je l’empoigne. Queue dure, peau tendue. Savon qui mousse. Je décalotte doux. Il gémit. Branlette lente, puis rapide. ‘Retiens-toi’. Il explose vite, sperme blanc sur ma cuisse. Rire rauque. ‘T’es pressé’. Il rougit. Mais on continue. Corps encore chauds. Je le plaque au mur. Jambes écartées. ‘Baise-moi maintenant’. Il entre d’un coup. Serré, chaud. Fou tractions contre carrelage froid.
Dialogues sales : ‘Plus profond, défonce-moi’. Il halète, ‘T’es trempée’. Oui, sueur, eau, mouille. Seins qui claquent. Fesses contre ses hanches. Odeur de sexe brut, lavande fanée. Orgasme double. Je jouis en premier, ongles dans son dos. Il suit, gicle dedans. Pillule, ras-le-bol des capotes. On s’effondre, souffles syncopés. Vestiaire vide maintenant. Calme.
Eau arrêtée. Serviette rugueuse sur peau rouge. Je m’habille vite. Short propre, débardeur sec. Cheveux en queue. ‘C’était bon, hein ?’. Il hoche, sonné. Je claque la porte. Dehors, soleil aveuglant. Je rejoins les autres comme si de rien. Cardio quotidien. Sourire en coin. Il boite un peu. Personne ne sait. Disparue dans la foule.