Les vestiaires puent la sueur fraîche, l’humidité colle à la peau. Carrelage froid sous mes fesses nues sur le banc. Souffle court encore, cœur qui cogne après la séance de HIIT. Les casiers claquent au loin, échos des autres qui se changent. Je m’assois, tête qui tourne, jambes tremblantes. Mylène débarque : ‘Ça va, Anonyme ?’ À peine répondu, la porte s’ouvre brutal. M. G., le coach chef, entre, regard noir. ‘Pourquoi pas en salle ? Vos noms.’ Mylène bredouille le sien. Il me fixe : ‘Le tien, je le connais.’ Sort sans un mot. Frisson dans le dos. Il retient mon prénom. Personne ne le fait d’habitude.
Les jours suivants, regards qui s’accrochent en pleine salle. Poids lourds qui claquent, haltères qui tintent, sueur qui gicle. Il me coache dur, voix rauque : ‘Plus bas, plus fort.’ Arc électrique entre nous. Les autres matent, mais je suis anonyme, celle qu’on regarde sans posséder. Sauf lui. Blizzard dehors, je force la porte du club malgré la fatigue. Retard ce matin, il me convoque direct. ‘Pas sérieuse.’ Je ris nerveux. Il obscurcit : ‘Va chercher ça au fond.’ Courses folles entre machines. Il pose une voie – non, un massage urgent. Occupé, sec : ‘Ça attend !’ Larmes montent. Faim, tête qui tourne encore. Retour au vestiaire privé, son antre. Malaise vagal, je m’étale. Il me relève jambes en l’air, sucre en bouche. ‘Tu m’as fait peur.’ Pouls au poignet, main sur genou, pouce qui joue. ‘Assieds-toi là, lit d’appoint derrière.’ Sourire complice.
L’Approche : Tension Électrique en Salle
Quatrième séance, jambes flanchent. Je cours vers son coin vestiaire, porte fermée. Jambes haut contre mur, je fantasme. Lui, dominant, main au cou, crocs sur peau. Doigts glissent sous short trempé, clito gonflé. Bruit. Il est là. ‘Ça fait cinq minutes que je regarde.’ Glacée. ‘Remets ta culotte ? Non, mademoiselle.’ Deux options : oublier ou punition. Silence. ‘Demain, 8h.’ Rentrer, ruminer. Genre ? Le lendemain, j’ose. Vêtements sexy sous tenue sport. Frappe à sa porte. ‘Pas bien ? Reste chez toi.’ J’avance. Il immobilise poignets, bouche à nuque : ‘Tu décides rien.’ Morsures folles, cou, oreilles. Chute à genoux. ‘N’ouvre pas les yeux. Termine.’ Doigts sur moi, il mate. Chemisier ouvert, seins nus. Tétons pincés, langue qui tourne. Gémis fort. Retournée sur moquette froide, culotte basse. Claques sèches, fesses en feu. Mordillements, doigts dans chatte ruisselante, puis cul. ‘Petite salope, tu adores.’ Explosion, jouis violente.
Il bande dur, jean tendu. Cheveux tirés, bouche ouverte, goûte-moi sur son doigt. ‘Prends-moi !’ ‘Non, languis.’ Préservatif, cul relevé, enfonce doux puis sauvage. Râles, claques, morsures nuque. Défonce sans pitié, je me caresse. ‘Fais-toi jouir, chienne.’ Orgasme partagé, corps secoués. Respiration calme, caresses dos, cheveux. Baisers tendres. Rhabille vite. Odeur sueur mêlée à sperme. ‘À demain.’ Sourire dans couloir, jambes molles. Comme un cardio banal, je sors, anonyme encore. Sueur sèche sur peau, adrénaline retombée. Club grouille, personne ne sait. Mon secret brûlant.