Les vestiaires puent la sueur et le latex frais. Carrelage froid sous mes pieds nus. Mon cœur cogne encore, souffle court après l’échauffement. J’ai regardé Verica sur l’arène. Deuxième. Shelley l’a piquée, mais je sais qu’elle bout dedans. Elle pousse la porte, combinaison à moitié ouverte, fesses qui roulent. Nos yeux se croisent. Électrique. Elle sait qui je suis : Anonyme, la partenaire que personne ne touche sauf dans l’ombre. Je m’approche, hanches balancées, torse luisant. ‘T’as failli la battre, beauté transnistrienne.’ Elle ricane, essuie sa nuque mouillée. L’air est lourd, humide comme une chatte en chaleur. Casiers claquent au loin, échos de filles qui se changent. On s’isole vers les douches. Rideau de plastique transparent, gouttes qui perlent encore sur les parois. ‘Viens prolonger l’effort’, je murmure, main sur son épaule brûlante. Elle hésite pas. Tension qui monte, peaux qui frôlent. Ses cuisses musclées tremblent un peu. Odeur de son excitation mêlée à la mienne. On sait toutes les deux : l’introfit nous a chauffées à blanc.

Elle me plaque contre le mur carrelé. Froid qui mord ma peau chaude. ‘J’ai tenu trois minutes, mais là j’explose.’ Sa bouche sur la mienne, langue invasive, goût de sel et d’effort. Je déchire sa combi d’un coup sec. Ziiip du latex qui s’ouvre. Ses seins jaillissent, tétons durs comme des pointes de vitesse. Je les mords, elle gémit bas, animal. ‘Putain, Anonyme, bouffe-moi.’ Ses mains dans mes cheveux trempés, me forcent vers le bas. Je m’agenouille, carrelage glacé sur mes genoux. Son pubis rasé, luisant, bananeau encore enfoncé à moitié. Je le vire d’un geste, elle contracte, pousse un cri rauque. Ma langue plonge direct. Goût musqué, sucré de sa jouissance refoulée. Elle agrippe mes épaules, ongles qui griffent. ‘Plus fort, salope, comme si c’était la finale.’ Je suce son clito gonflé, doigts qui fouillent son trou trempé. Elle convulse, bassin qui claque contre mon visage. L’eau des douches goutte sur nous, mélange à notre sueur. Bruits de pas lointains, casiers qui tintent, mais on s’en fout. Son jus coule sur mon menton. Elle hurle : ‘Je jouis, bordel !’ Corps qui se tend, muscles intimes qui se crispent comme en course. Elle me relève, me retourne. Doigts en moi maintenant, trois d’un coup. ‘T’es trempée, ma sportive.’ Elle me doigte sauvage, pouce sur mon anus. Plaisir décuplé, adrénaline qui pulse. Je jouis à mon tour, jambes qui flageolent, cri étouffé contre le mur. On halète, peaux collantes, cœurs fous.

L’approche électrique post-compétition

Calme revient vite. Souffle qui ralentit. Elle remonte sa combi, zip lent, regard complice. ‘C’était ma vraie médaille.’ Je m’essuie le visage d’un revers, attrape ma serviette. On sort des douches, comme si de rien. Filles qui papotent au loin, Shelley qui passe sans voir. Odeur d’humidité qui s’accroche. Je claque mon casier, enfile mes fringues sèches. Elle m’embrasse vite, fugace. ‘À la prochaine entraînement.’ Je file vers le parking, jambes molles, sourire en coin. Juste un cardio quotidien. Personne n’a rien vu. L’ombre nous protège toujours.

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