Le carrelage froid des vestiaires colle à mes pieds nus. Mon corps pulse encore, cœur cognant après une heure de squats et de burpees. Sueur ruisselle entre mes seins lourds, imprègne mon legging moulant. L’air est lourd, humide, chargé d’odeurs de chlore et de transpiration. Au loin, claquent les casiers métalliques, échos des autres qui partent. Mon souffle court, haletant. Je suis Anonyme, la bombe du club, celle que tous matent en douce.

Jacques est là, près des douches. Cheveux gris courts, lunettes fines embuées. Il essuie son torse maigre avec une serviette, évitant mon regard. Timide comme toujours, ce mec de soixante balais qui court sur le tapis comme un damné. On s’entraîne ensemble depuis des mois. Il me fixe les cuisses, les fesses, mais jamais plus. Ses yeux bleus fuient dès que je m’approche. Ridicule. Je sais qu’il bande pour moi.

L’Approche

Je m’avance, pieds claquant sur le sol mouillé. ‘Jacques, t’es encore là ?’ Ma voix rauque, essoufflée. Il sursaute, serviette devant son entrejambe. ‘Amandine… euh, ouais, je… finis.’ Je ris bas, retire mon top trempé. Soutien-gorge noir dentelle, seins gonflés de chaleur. Ses pupilles s’écarquillent. Tension électrique. Je tire ma bretelle. ‘Regarde-moi. T’as peur de quoi ?’

Il déglutit, doigts crispés. ‘Je… pas sûr de mériter…’ Je pose ma main sur sa cuisse poilue, chaude. Peau salée sous mes doigts. ‘Mériter ? Putain, Jacques, t’es dur rien qu’en me matant.’ Ma paume remonte, effleure son caleçon gonflé. Il gémit faible. Bruits de gouttes dans les douches vides. On est seuls. Je le pousse contre le mur carrelé, froid contre son dos brûlant.

Le vestiaire s’assombrit, lumière fluorescente clignote. Odeur de sueur mêlée à mon excitation. Je défais son caleçon. Sa bite jaillit, raide, veineuse, gland luisant. ‘Putain, t’es prêt.’ Il tremble. ‘Amandine, pas ici…’ Mais ses hanches avancent. Je m’agenouille, carrelage mord mes genoux. Bouche sur lui, langue plate lèche du bas jusqu’en haut. Goût salé, musqué. Il grogne, mains dans mes cheveux courts.

L’Explosion

Je me relève, plaque mes seins contre lui. ‘À mon tour.’ J’écarte les jambes, tire mon legging. Chatte rasée, lèvres gonflées, trempée. ‘Touche.’ Ses doigts hésitants plongent. Chaud, glissant. ‘Oui, comme ça.’ Je guide, presse son pouce sur mon clito. Gémissement rauque. ‘Lèche-moi, Jacques. Bois ma sueur.’ Il s’agenouille, langue timide d’abord, puis affamée. Fouille mes plis, aspire mon jus. Mes cuisses serrent sa tête, humidité partout.

Je le relève, le plaque dos au casier. Froid métal contre sa peau. ‘Baise-moi.’ Je saute, jambes autour de sa taille. Sa bite trouve mon entrée, glisse d’un coup. Serrée, brûlante. ‘Putain !’ claquent nos corps. Hanches claquent fort, échos dans le vide. ‘Plus fort, défonce-moi !’ Ses mains malaxent mes fesses, couilles tapent mon cul. Sueur goutte, mélange nos fluides. ‘T’es si mouillée, Amandine…’ ‘Pour toi, mon timide. Remplis-moi !’

Adrénaline décuple tout. Orgasme monte vite. Je griffe son dos. ‘Je jouis ! Donne-moi ton sperme !’ Il rugit, explose en moi. Chaud, épais, déborde le long de mes cuisses. Mes parois le traient, spasmes violents. On halète, collés, tremblements. Odeurs entêtantes, sol glissant sous nous.

Je descends, l’embrasse sale. ‘T’as été parfait.’ Il sourit, abasourdi. Je me rhabille vite. Legging humide, top collant. Serviette sur son sperme qui coule. ‘À demain, Jacques. Même séance.’ Je claque la porte du vestiaire. Air frais du parking fouette ma peau. Souffle calme. Comme un cardio banal. Personne ne sait. Sauf nous.

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