Le carrelage froid mord mes plantes de pieds. Séance de crossfit monstre au club de Pérouset, près de Toulouse. Mon corps pulse encore, sueur qui perle, cœur qui cogne. Vacances chez oncle Michel et tante Magui. Dernière fois, 18 ans pile. Liberté en vue. Vestiaires mixtes, air lourd d’humidité, odeur de chlore et de transpiration propre. Casiers claquent au loin. Souffle court. Je m’assois sur le banc humide, short collé à la peau.
Camille arrive, compagne de Jean le voisin. Quarantaine douce, corps athlétique luisant. Elle sourit, essuie son front. ‘Contente de tes vacances, Sandra ? La campagne, ça change de Paris ?’ Sa voix feutrée me chatouille. ‘Mouais, mais le sport ici, c’est autre chose.’ On parle, rires légers. Jean rapplique, joues rouges d’effort. ‘Allez, un petit kir post-séance, t’es grande maintenant !’ Magui crie d’ailleurs : ‘Vas-y, ma nièce !’ Le liquide fruité descend doux, me chauffe les veines. Deux verres, et je ris aux blagues grasses. Regards avec Camille s’allongent. Électriques. Frissons sous la peau moite.
L’Approche
Gid, l’Australien baraqué, nous rejoint. Histoires de bush, voix grave. On s’installe dans le coin des douches, lumière tamisée, vapeur qui monte. Je m’allonge sur ses cuisses à elle, tête sur ses jambes fermes. Ses doigts dans mes cheveux mouillés. Naturel. Air plus frais, on prolonge. Jean propose : ‘Allons dans le vestiaire du fond, plus calme.’ Odeur de bois frais, comme après travaux. Feu imaginaire dans nos veines. Alcool de prune brûle la gorge. Je fixe Camille. Besoin monte. Baiser volé au coin de sa bouche. Silence tombe. Jean fait signe à Gid : continue. Voix rauque masque tout.
Je l’embrasse vraiment. Langues s’enroulent, humides. Sa main sur mon épaule. Jambes s’entremêlent. On ondule, frottements contre tissus trempés. Elle m’ôte le haut. Soutien-gorge coton simple. ‘Tout va bien, c’est Jean, c’est Gid. Ils nous kiffent.’ Liberté explose.
Elle dénude ses seins fermes. Je les goûte. Mains remontent mes cuisses. Chaleur palpite sous short. Elle déboutonne, descend tout. Culotte trempée. Doigts glissent par le côté, touchent lèvres brûlantes. Gémissement sourd. Elle étale ma mouille, frôle cul. Jean bande dur. Gid se branle lent.
Elle arrache ma culotte. Bouche sur chatte. Dévore. Langue cercle clito, plonge profond. Je gigote sur carrelage glissant. Deux doigts dedans. Jet d’urine échappe. ‘Jean, baise-moi !’ Il la prend à genoux, pilonne fort. Elle hurle plaisir. ‘C’est bon ?’ ‘Hoo oui, joins-toi…’
L’Explosion
Je vise Gid. Sa queue épaisse appelle. Poigne serrée, lèche gland. Suce vorace, salive coule. ‘Suck my dick baby !’ Il stoppe, pas fini. Camille jouit tremblante. Je m’allonge au sol froid. Gid glisse entre fesses, puis en moi. Largeur comble. Va-et-vient fous. ‘Baise-moi plus fort !’ Il craque, gicle sur langue. J’étale sperme sur peau luisante.
Camille me retourne. Jean derrière. Pénètre chatte, puis cul. Puissant, intentionnel. Orgasme monte violent. Je hurle, jouis dévastée. Il éjacule dedans, prolonge extase.
Calme revient. Sourires gênés, heureux. ‘Dites rien à Magui et Michel.’ ‘Notre secret, chérie.’ Je m’habille vite. Corps encore frémissant. Quitte vestiaire, traverse parking sombre. Souffle normal. Cardio quotidien. Chambre chez oncle. Sommeil agité. Liberté gravée.
Ce soir-là, dans l’humidité des vestiaires, j’ai tout compris. Plus jamais sans.