Les vestiaires puent la sueur fraîche et l’humidité lourde. Carrelage froid sous mes pieds nus. Mon cœur cogne encore, souffle court après une heure de HIIT intense. T-shirt trempé collé à ma peau, soutif sport qui moule mes seins gonflés par l’effort. Je sens les regards. Lui, là, au fond. Julien, le musclé du club, pecs saillants sous son débardeur. Trois heures de salle par jour, il le dit à qui veut l’entendre. Nos yeux se croisent dans le miroir embué. Électricité. Il sourit, arrogant. ‘T’es en feu, Anonyme. Viens te rafraîchir avec moi ?’ Je pouffe, mais mon bas-ventre pulse. Les casiers claquent au loin, échos métalliques. On s’isole dans la cabine du fond. Porte qui grince, verrou qui claque. Air chargé d’odeurs : sueur propre, testostérone brute. Il s’approche, torse bombé. ‘Je sais que tu me mates en cours de Français. Tes pantalons moulants, c’est pour moi.’ Je ris, essuie la sueur de mon cou. Tension palpable. Mes cuisses tremblent encore de l’effort. Il pose sa main sur mon épaule, chaude, moite. ‘T’es pas une bombe, mais tes gros seins, ça me plaît.’ Crade, direct. Ça m’allume. Adrénaline qui monte.
Porte fermée, monde extérieur effacé. Il défait sa ceinture, jean qui tombe sur ses chevilles. ‘Regarde ça, vingt-huit centimètres. Touche.’ Je halète, souffle rauque. Ma chatte palpite, humide sous mon legging. Je le caresse, dur, veiné, brûlant. ‘Suce-moi, salope.’ Je m’agenouille, carrelage glacé contre mes genoux. Odeur musquée, sel de sueur. Je le prends en bouche, profond, gorge qui se contracte. Il grogne, mains dans mes cheveux mouillés. ‘T’aimes ça, hein ? Jamais vu un aussi gros.’ Je gémis, vibration autour de sa queue. Il me relève, arrache mon legging. String qui craque. ‘Pas de soutif ? Putain, tes nichons parfaits.’ Il me plaque contre le mur carrelé, froid contre mon dos en feu. Jambes écartées, il entre d’un coup. Sauvage. Plein. J’hurle, plaisir qui explose. ‘Vas-y, baise-moi fort !’ Coups de reins brutaux, claques de peau humide. Sueur qui dégouline, mélange nos fluides. ‘Ton cul comme Tabatha Cash, je vais te remplir.’ Dialogues sales, halètements. Mes ongles dans son dos, griffures rouges. Orgasme qui monte, décuplé par l’effort résiduel. Muscles qui se contractent, vagues violentes. Il jouit en moi, chaud, abondant. ‘Premier round, cinq autres promis.’ On s’effondre, respirations syncopées. Humidité ambiante, vapeur des douches voisines.
L’Approche : tension électrique après l’effort
Calme revient, lent. Corps luisants, épuisés. Il rit, essuie son sexe sur mon thigh. ‘T’as hurlé comme les autres.’ Je me rhabille, legging remonté, t-shirt qui colle. Pas un mot de plus. Sourire complice. Je détache le verrou, casiers claquent dehors. Air frais du couloir. Je traverse la salle commune, jambes flageolantes, mais regard neutre. ‘Bonne séance,’ je lance aux potes. Parking du club, nuit noire. Clés de voiture en main. Comme si rien. Juste un cardio quotidien. Adrénaline retombée, mais le feu intérieur couve. Anonyme, encore libre.