Le vestiaire pue la sueur fraîche, l’air lourd d’humidité. Carrelage froid sous mes pieds nus, vernis rouge sang luisant encore de la douche rapide. Séance crossfit terminée, mon corps pulse, muscles bandés, cœur cognant. Cheveux ébène collés, frange sur mes yeux sombres. Je bois une gorgée d’isostar au banc, comme je l’espérais. Lui, Julien, est là. Assis, essoufflé, il me mate. Nos regards se croisent. Électrique. Il sourit, timide. Je pose mon gobelet, m’approche. Ses yeux descendent sur mes orteils. Prise. Je m’assieds à califourchon sur le banc, face à lui.

— Comment tu t’appelles ? Ma voix rauque tranche le bruit des casiers qui claquent au loin.

L’Approche

— Julien… Il bafouille, rouge.

Je finis mon verre, le pose devant lui. Il palpite, je le sens. — Une autre ? Il hoche la tête, gentleman. Mais ses yeux rivés sur mes pieds. Parfait. Je souris, carnassier. — Faut pas être timide, mon petit loup.

Il bredouille. Barman ? Non, distributeur. Il paie, revient. — Seul ce soir ? Ta copine ?

— Elle est avec des amies…

— Menteur. Tu mates mes pieds depuis la salle. Devant tout le monde. Honteux.

Il baisse la tête. Odeur de sa sueur propre m’enivre. — Tu les trouves à ton goût, petit salop ?

Interloqué. — Embrasse-les. Ici.

— Pas devant… Le vestiaire grouille encore.

— Tant pis. Je me lève.

L’Explosion

— Non ! Attends ! Il se penche, lèvres sur mes orteils humides. Chaud. Magique. Il bande dur.

— Viens. On s’isole. Douche du fond, porte fermée.

Le couloir vibre de nos souffles courts. Humidité poisseuse. Casiers claquent lointains. J’ouvre la cabine large, carrelage glissant, vapeur résiduelle. Je m’assieds sur le banc mouillé, jambes écartées, jean de sport moulant mes cuisses fuselées. — Nu. Tout de suite.

Il hésite. Déballe short, boxer. Queue raide, poilue. Je l’inspecte. Mains écartées. — Tourne. Penché. Jambes tendues. J’écarte ses fesses, doigt glisse dans son cul serré. Chaud, étroit. — Lèche. Il suce mon doigt, goût âcre.

— Poilu partout. Déteste ça. Épilation. Maintenant. Sac gym ouvert : épilateur électrique. — Sur le bord. Écarte.

Première arrachée. Aïe ! Gifle. — Silence ! Voisins du club. Chaussure sale roulée, enfoncée dans sa bouche. Bâillon sueuré. Je tire sa peau, poils pubiens volent. Larmes coulent. Testicules lisses, rouge vif. Cul cambré, je dépile la raie. Douleur le tord. Fini. Miroir embué : lisse, gonflé. — Beau salaud. À quatre pattes.

Il obéit, cul offert sur carrelage froid. Je fouille placard ménage : plumeau. Crache sur son trou. Pousse. Il hoquette, rempli. — Ouvre-toi, salope.

Adrénaline explose. Je plaque mon corps en feu sur lui. Sueur glisse. Queue contre son cul, mais non. Je le chevauche. Bas jean, chatte trempée frôle sa bite lisse. — Baise-moi, chien. Sauvage. Il pousse, dur, profond. Claquements humides. Odeurs de sueur, sel sur peau. Je griffe son dos, ondoie. Dialogues sales : — Plus fort, petit con infidèle ! Ta copine sait pas ça. Il gémit dans bâillon. Orgasme déchire, jus chaud gicle. Je jouis, spasmes violents, souffle court.

Plumeau toujours en lui. Photo discrète. — Rhabille. Va-t’en. Je t’appelle.

Il titube, habits froissés. Cheveux en vrac, cul irrité. Porte claque. Je reste, corps apaisé, sueur séchée. Un dernier verre d’eau. Cardio fini. Club normal. Il sortira, expliquera ses rougeurs à sa copine. MMS parti : « À bientôt petite salope » + photo. Plumeau enfoncé. Parfait.

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